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Ó Jean Hervé Daude

De petites embarcations en joncs du lac Titicaca sont identiques aux embarcations en joncs de l'Île de Pâques

N. B. Les analyses et les photographies présentées dans cette section sont sous droits d'auteur et proviennent des livres publiés par Jean Hervé Daude.

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Les Uros du lac Titicaca comblent une grande partie de leurs besoins à partir des joncs, appelés totora, qui poussent dans un secteur précis du lac. Ainsi, le tapis de sol de leurs îles flottantes, leurs huttes et leurs embarcations sont construits à partir de ces totora.

 

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Une fois récoltés, les joncs doivent sécher durant un certain temps avant de pouvoir être utilisés pour différents projets.

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Grande embarcation des Uros

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Embarcation à double coque (photo Bernard Philippe)

Embarcation à simple coque (photo Bernard Philippe)

Les Uros vivent sur le lac Titicaca essentiellement grâce aux produits de ce plan d'eau. Les embarcations sont essentielles à leur mode de vie. Pour cette raison, Ils fabriquent, à partir de joncs, tout aussi bien des bateaux suffisamment grands afin de pouvoir embarquer plusieurs personnes que d'autres plus modestes ne pouvant accommoder qu'une à deux personnes.

 

 Une petite embarcation des Uros (Photo Guy et Carine Vanackeren)

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À l'Île de Pâques

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Les embarcations de joncs de l'Île de Pâques

 

L'ancien volcan Rano Raraku

 

Le cratère de cet ancien volcan abrite un étang où pousse des joncs appelés totora.

 

 

 

Encore aujourd'hui, les Pascuans confectionnent des petites embarcations faites de joncs assemblés. Celles-ci sont similaires à celles que l'on retrouvent au lac Titicaca.

 

 

 

 

 

À partir de la même technique d'assemblage utilisée pour les flotteurs pora, les Pascuans confectionnaient aussi de petites embarcations en joncs pouvant supporter une ou deux personnes. Or ce même genre d'embarcation était aussi fabriqué dans l'empire inca, au lac Titicaca. Là encore, il semble bien qu'il s'agisse de techniques péruviennes qui auraient été appliquées à l'Île de Pâques.

À noter que, selon certaines études sur la flore ancienne de l'Île de Pâques, la variété de jonc qui pousse sur l'Île ne serait présente que depuis à peine quelques centaines d'années. Il est donc possible que des sud-américains aient implanté ce jonc sur l'Île qui, bien curieusement, est identique à la même variété qui pousse au Pérou à certains endroits près de la côte et aux bords du lac Titicaca. Il n'est d'ailleurs peut-être pas anodin que ce jonc appelé totora au Pérou, porte aussi exactement le même nom à l'Île de Pâques.

 

Extrait de : ÎLE DE PÂQUES - Le transport et l'édification des moai, JHD, 2013

 

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