Un tour de l'Île de Pâques

Easter Island visit

 

Sa beauté et ses mystères

 

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Île de Pâques.  Rien que d’entendre son nom évoque en nous l’étrange et le mystérieux ...   Avec raison.

"L'Île de Pâques, par 27",11' latitude sud et 111", 55' longitude ouest. Éloignée de toute terre par une distance de 800 lieues, l'Île de Pâques élève, d'environ 350 mètres au-dessus de la mer, un sol formé de volcans éteints, sans arbres, sans eau." (Archives de médecine navale, 1873).

 

Flanc du volcan Rano Raraku

 

L’Île de Pâques est en effet l’île habitée la plus isolée de la planète, un petit point de 13 km par 20 km à mi-chemin entre Tahiti (4,000 km) et l’Amérique du Sud (à 3,700 km). D’origine volcanique, elle est hérissée de cratères d’anciens volcans, et, sur presque tout son contour, s’étend une côte déchiquetée constamment battue par de violentes vagues.

 

 

 

Malgré leur isolement et la petitesse de leur territoire, les habitants de cette île ont élaboré des cultes complexes et ont construit par centaines d’immenses statues qui en ont fait la renommée. Ils disposaient aussi d’un langage écrit non décodé à ce jour :  le Rongo rongo.

Parce que découverte le soir de Pâques 1722 par l’amiral hollandais Jacob Roggeveen, l’Île lui doit son nom étrange d’Île de Pâques. À cette époque la civilisation de l'Île n'était déjà plus à son apogée et la production des grandes statues avait cessé.

Beaucoup plus tard, soit en 1774, lors de son passage, le capitaine Cook célèbre navigateur anglais, émet l’hypothèse que les statues géantes sont l’œuvre d’une civilisation différente de celle qui se trouve sur l’Île. En effet, il ne peut concevoir que les insulaires, lesquels ne connaissaient aucun rudiment des puissances de la mécanique, aient pu élever des masses si étonnantes, et de surcroît, les coiffer de grosses pierres cylindriques en forme de couvre-chef.

Vers 1862, une grande tragédie frappe l’Île et donne le coup de grâce à cette civilisation. En effet, des péruviens, à la recherche d’esclaves, massacrent une partie de la population et enlèvent plus d’un millier de Pascuans (habitants de l’Île). La plupart de ces captifs moururent au Pérou, seule une quinzaine de survivants sont parvenus à retourner sur leur Île suite à des pressions de divers pays pour obtenir leur libération. Malheureusement, ces survivants ramenèrent la variole avec eux et cette maladie dissémina le peu de population qui restait sur l’Île. Vers 1878, il ne reste donc plus qu’une centaine de Pascuans en vie habitant l'Île. 

Avec la disparition de la famille royale, des grands prêtres et des érudits, disparaît aussi la possibilité de bien connaître l’histoire et la vie sur cette île et de déchiffrer le fameux langage écrit Rongo rongo. Seules quelques tradition orales ont pu être recueilli.

Grâce à ces traditions orales et aux travaux des archéologues on connaît aujourd’hui une petite partie de l'histoire de l'Île de Pâques. Ainsi, il est maintenant reconnu que les Pascuans sont d’origine polynésienne, qu'avec des outils rudimentaires ils ont taillé et découpé des blocs de plusieurs tonnes pour en faire des statues et qu'ils ont souvent transporté ces géants de pierre sur plusieurs kilomètres.

L’Île de Pâques n’a cependant pas livré tous ses secrets, de nombreuses interrogations persistent encore sur cette île mystérieuse.

 

L’Île a su garder sa beauté sauvage, mais il s’en ait fallut de peu. En effet, différents complexes hôteliers auraient bien aimé s’y implanter. Un projet de casino avait même été proposé.

 

La plus grande partie de la surface de l'Île est constituée d'un parc national et n’est pas habitée. L'Île est sillonnée par des hordes de chevaux sauvages apportées par les occidentaux.

 

 

 

 

 

 

Anciennement, presque tout le pourtour de l’Île était habité par différents clans. Aujourd’hui, on ne retrouve plus qu’un seul village sur l’Île .

 

 

 

En effet, lors du déclin de la population, des occidentaux, éleveurs de moutons, décidèrent de regrouper le reste de la population à un seul endroit, le petit village d’Hanga Roa.

 

 

Ce village est formé de quelques petits commerces et habitations. Des blocs de pierre de lave empilés les uns sur les autres servent à clôturer les jardins.

 

Le petit port d’Hanga Roa met les embarcations des insulaires à l’abri des fortes vagues.  

 

En l’absence de port adéquat, aucun gros bateau ne peut approcher de l’Île. Le matériel qui arrive par gros bateau doit donc être transbordé sur des petites embarcations pour être ensuite acheminé sur l’Île.

 

 

 

Orongo et le rite de l'Homme-oiseau