La controverse de l'incidence de El Nino sur l'Île de Pâques

 

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Cette étude de 2001 citée par le Rapa Nui Journal, tenant compte des données annuelles de la quantité de pluie tombé sur l'Île durant les 50 dernières années, soulignait avec étonnement qu'il ne semblait pas y avoir d'incidence de El Nino sur l'Île de Pâques, 

Or, une étude beaucoup plus récente de 2008 souligne que sur une longue période il y aurait effectivement eu des sécheresses à différentes époques sur l'Île de Pâques. S'agirait-il des conséquences du phénomène El Nino ?

Nous croyons que tel est le cas !

Cette même étude plus récente mentionne qu'il serait beaucoup plus approprié et même nécessaire de prendre en compte les données mensuelles ou hebdomadaires des précipitations pour bien analyser la situation.

C'est aussi ce que nous croyons, car même si à première vue il semblerait que l'apparition d'un El Nino ne change rien à la quantité de pluie tombé dans une année, il est fort possible que durant un certain nombre de mois les pluies se soient fait plus rare et qu'ensuite durant la période de La Nina, phénomène contraire à El Nino, les pluie aient été beaucoup plus abondante qu'à l'ordinaire. Les précipitations annuelles seraient donc sensiblement les mêmes qu'à l'habitude, mais le manque de pluie durant la croissances des végétaux et sa trop grande abondance par la suite occasionnerait la perte des récoltes et une famine pourrait s'ensuivre.

Étant donné la qualité des échantillons de sol qu'ils avaient prélevés, les auteurs de cette étude ne purent confirmer s'il y a eu des périodes de graves sécheresses dans la période contemporaine (1300 à 1700). Cependant, ces mêmes auteurs citent deux autres études dont les conclusions sont à l'effet qu'il y a eu de graves sécheresses dans la période 1500 à 1600 (500 BP, c'est à dire 500 ans avant le temps présent). Cette période est par ailleurs reconnu pour avoir été celle d'un méga El Nino.

Un méga El Nino, phénomène rarissime, génère habituellement plusieurs années de sécheresse consécutives. Ce phénomène pourrait donc avoir probablement contribué de manière significative à la déforestation de l'Île de Pâques.