Le langage écrit des anciens Pascuans (le Rongo rongo) a t-il pu être élaboré sur l'Île de Pâques ?

 

 

Recueillies sur le Web

Quelques informations de cette exposition transmises au public

 

http://www.ocim.fr/Ile-de-Paques-Le-grand-voyage

 

 

Ainsi, on nous informe que l'Île de pâques est le seul endroit de la Polynésie à avoir élaboré un langage écrit. Or, rien à ce jour ne permet d'affirmer, d'aucune manière que ce soit, que ce langage ait pu être élaboré sur l'Île de Pâques. Des tablettes remplies de glyphes ont bien été découvertes sur l'Île, mais aucun des Pascuans questionnés par les premiers explorateurs n'a été en mesure de les lire, ni d'en traduire le contenu. 

 

Tout au contraire, la tradition orale de l'Île de Pâques est à l'effet que le premier colonisateur de l'Île, Hotu Matua, serait effectivement arrivé avec ce langage écrit. D'après les anciens Pascuans eux-mêmes, ce langage écrit n'aurait donc en aucune manière était élaboré sur l'Île puisqu'il aurait été apporté de l'extérieur.

 

La manière d'aborder cette énigme est déterminante quant à la possibilité d'y trouver une solution. Si l'on considère que le langage écrit des Pascuans a été élaboré sur l'Île de Pâques, nous aurons tôt fait de nous retrouver face à une énigme insoluble. En effet, l'apparition du langage écrit dans les différentes civilisations obéit à certaines prémisses de base, qui ne retrouvent pas, ni à l'Île de Pâques, ni même dans la Polynésie en générale, ce qui nous conduit derechef à une impasse.

 

Plus d'informations

Réflexions sur cette écriture énigmatique 

 

 

Tout au contraire, si l'on se fie à la tradition orale des Pascuans à l'effet que le langage écrit a été apporté par Hotu Matua, alors il y a bel et bien une piste potentielle à explorer. Il suffit en effet de chercher d'où peut bien provenir Hotu Matua. 

 

 

Dans ce contexte, on peut aussi se poser la question : les autres éléments culturels qui détonnent par rapport au reste de la Polynésie, tels : la technique de la pierre coupée, les moai et leur pukao, l'utilisation de la peinture sur des monuments, les constructions de pierre appelée tupa, les cercueils en pierre munis des petites ouvertures, etc., n'auraient-ils pas, eux aussi, pu être apportés de l'extérieur, d'autant plus, que là encore, la tradition orale fait clairement mention d'une deuxième migration qui aurait été à l'origine de l'essor phénoménale des constructions en pierre sur l'Île ?

 

La plupart des théoriciens ont cependant cru bon de mettre de côté toute cette tradition orale préservée au fil des siècles par les Pascuans, écartant cavalièrement les explications fournies par les anciens Pascuans eux-mêmes, pour élaborer leur propre théorie sur l'histoire de l'Île. Bien entendu aucune preuve indéniable ne permet de soutenir ces théories. Il nous semble cependant bien évident qu'à partir de ce moment les mystères de l'Île de Pâques n'ont cessé de s'épaissir faute d'explication valable.

 

 

 

JHD