New Light on Easter Island Prehistory in a "Censored" Spanish Report of 1770

Nouvel éclairage sur l'histoire ancienne de l'Île de Pâques dans un rapport "censuré" de 1770. Pour quelles raisons, la présence de maïs sur l'Île de Pâques dans les temps anciens, a t-elle été occultée durant de nombreuses années ?

 

Robert Langdon

 

The Journal of Pacific History

Vol.30, No. 1

 

1995

Un rapport espagnol concernant une visite de l'Île de Pâques et datant de plus de deux siècles n'avait jamais été publié dans sa forme originale avant 1986. Ce rapport contenait des informations très importantes laissant croire à la possibilité que des sud-américains soient venus colonisés l'Île dans les temps anciens. L'auteur du rapport, le lieutenant Alberto Olaondo, était membre de l'expédition du Capitaine Felippe Gonzalez qui a passé six jours sur l'Île de Pâques en novembre 1770. Olaondo, lors de son exploration de l'Île avec d'autres membres d'équipage, avait mentionné avoir vu plusieurs espèces de plantes comestibles cultivées ; dont le manioc, le maïs et la patate douce, ces trois plantes étant d'origine sud américaine. 

Il semble que par omission volontaire ces plantes ne furent pas incluses dans la traduction anglaise de ce rapport en 1908, la personne ayant pris en en charge la traduction du rapport de l'espagnol à l'anglais ayant fort probablement jugé que ces informations n'étaient pas explicables, les considéra donc comme peu crédibles et ne traduisit tout simplement pas l'équivalent de plusieurs paragraphes, et ce, sans justification ...

Ce n'est qu'après que le manuscrit contenant les textes originaux réapparut en 1986, à Madrid, que cette omission fût découverte.

Le maïs est certainement la plante la plus importante des trois, non seulement elle est une plante importante pour les peuples américains qui s'en nourrissent, mais elle est aussi symboliquement très importante dans la culture de ces peuples.